Toujours plus de requérants d’asile vivent dans des bunkers

Après avoir fui des régimes répressifs et risqué leur vie pour se rendre en Suisse, les demandeurs d’asile sont loin d’imaginer qu’ils se retrouveront dans des abris antinucléaires souterrains. C’est la solution trouvée par un nombre croissant de cantons surchargés par les demandes d’asile. Un soleil d’automne se couche lentement sur le lac Léman. Près de 200 personnes entonnent un chant de défi: «Arrêtez les bunkers! Nous avons besoin d’air frais!» Constitué principalement de demandeurs d’asile d’Erythrée, mais aussi d’autres pays d’Afrique et de Syrie, le groupe défile lentement, flambeau à la main, dans le centre de Lausanne, bloquant la circulation et provoquant l’étonnement des passants. En tête du cortège, deux personnes portent une banderole sur laquelle est écrit: «Nous ne sommes pas en guerre. Ne nous logez pas dans des bunkers.» Depuis août, un groupe de demandeurs d’asile dans le canton de Vaud, soutenu par une demi-douzaine d’associations suisses, se …
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